Coment est vu le métier de monteur, quelle est sa visibilité ?

Compte-​rendu de l’AG du 4 Avril 2007

Infos

Convention collective de la production ciné­ma­to­gra­phique.
Lors d’une réunion inter-​associations avec les syndicats SNTR-​CGT et SNTPCT, où les syndicats ont dit « c’est nous les négo­cia­teurs », nos différentes asso­cia­tions ont insisté auprès des syndicats sur la connais­sance qu’elles ont de leur branche ce qui évidemment peut servir aux négo­cia­teurs.
La convention existante (non étendue et ne faisant donc pas force de loi) et qui doit être remplacée par une nouvelle en cours de négociation (en vue d’une extension), vient d’être dénoncée par son unique signataire patronal — le CSPF — au prétexte que les syndicats ont refusé de prendre part à une étude voulue par les différentes orga­ni­sa­tions patronales. L’objectif de cette étude : mettre en statistique les salaires pratiqués afin de proposer ces salaires comme base de la convention !
Donc si une nouvelle convention n’est pas signée d’ici 15 mois, les productions ne seront astreintes à payer que le SMIC !
Les différentes orga­ni­sa­tions patronales ne sont pas d’accord entre elles mais toutes veulent en tout cas que les salaires et les conditions de travail soient inférieurs à ce qui servait de référence avant. Donc se profilent des journées de grève.

L’accord de salaire étendu de la production audio­vi­suelle datant d’avril 2000 vient d’être annulé par la Cour d’Appel à la demande du SNTPCT au motif qu’il comporte 2 niveaux de salaires (M1 et M2) ce qui n’est pas conforme au principe « à travail égal, salaire égal ». Par ailleurs une nouvelle convention vient d’être signée. Elle remplacera l’ancienne, comporte toujours 2 niveaux de salaires, et pour ce qui nous concerne a créé un nouveau poste « monteur » qui sera évidemment moins bien payé : on ne peut pas en principe recourir à ce poste pour les programmes classés en « œuvre audio­vi­suelle », ce qui laisse présager bien des inter­pré­ta­tions.

À la suite du Manifeste sur les conventions de stage signé par de nombreuses asso­cia­tions, nous avions demandé au CNC d’organiser une table ronde réunissant les différents ministères concernés, les organismes de formation, les écoles, les syndicats… Devant le refus poli du CNC, nous avons décidé d’organiser cette table ronde nous-​même avec les autres asso­cia­tions. Pour la préparer, un ques­tion­naire va circuler dans toutes les filières pour connaître les conditions de recours aux stagiaires.

Un ras­sem­ble­ment a eu lieu au Palais Royal contre l’application au 1er avril du nouveau protocole Assedic. Les différents candidats à la Présidentielle ont été interpellés en vain ! Notre sort (et nos voix) n’ont pas l’air de les intéresser.

Ensuite nous sommes passés au débat : les génériques, la visibilité du métier de monteur 
Dans les journaux – mêmes pro­fes­sion­nels– voire dans les programmes des festivals, les monteurs sont souvent ignorés.

Comment est vu le métier de monteur, quelle est sa visibilité ?
Souvent, dans les journaux, les festivals, on ne cite que le chef opérateur.
Les génériques : notre place au générique de fin ou de début.
En docu­men­taire on est en général au générique de fin et souvent les res­pon­sables de chaîne s’opposent à la présence des monteurs au début.
Dans les téléfilms, nous nous retrouvons souvent n’importe où…alors que dans les séries américaines les monteurs sont au générique de début.

Que voulons-​nous ?
La mention « montage image » : que faire pour convaincre de maintenir « montage » et « montage son » ?

Prochaine réunion jeudi 4 mai 2007 à partir de 20 h, excep­tion­nel­le­ment le jeudi à cause du débat télévisé du 3 mai entre les 2 candidats aux pré­si­den­tielles.
Notre collègue Louise Surprenant chef-​monteuse, qui vient tout spé­cia­le­ment de Montréal, nous parlera de sa recherche sur le montage et de sa thèse « L’ art du montage » soutenue der­niè­re­ment dans le cadre de son doctorat en Etudes et Pratique des Arts et qui va faire pro­chai­ne­ment l’objet d’une publication.