Réunion de mai 2023 – Les projections de travail

Le mercredi 17 mai 2023, nous organisions une réunion intitulée « Projections de travail : à vos retours ! », en voici le compte rendu, émaillé de citations des par­ti­ci­pants.

N.B. : les projections de travail évoquées ici sont des projections où des personnes extérieures à l’équipe de montage (monteur·euse·s, assistant·euse·s, réalisateur·rice·s) viennent voir le travail en cours.

La présence d’assistants monteurs et leur regard continu et informé constituent un appui indis­pen­sable dans la dynamique de travail. Leur absence sur de trop nombreux projets entraîne un sentiment de solitude et de fragilité — exprimé par endroits lors de la réunion — et est pré­ju­di­ciable au résultat final.

L’intérêt d’une projection de travail

Pour le monteur/​la monteuse

  • Recueillir des premières impressions (émotions) et des points de vue pour pouvoir s’interroger sur ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas dans le film.
    « Ce que j’attends d’un retour en salle de montage, ce sont des gens qui sont des spectateurs avant tout, donc ça peut être des monteurs/​monteuses mais ça peut aussi être des producteurs/​productrices, des ami·e·s, des scénaristes, etc., et ce que l’on veut avant tout, ce sont leurs premières impressions quand ils voient le film. »
  • Voir son travail avec un autre regard, d’autres sensations.
    « L’intérêt de montrer le film c’est de le redécouvrir soi-​même dans les yeux de quelqu’un qui le découvre. »
  • Être moins seul·e dans la question du montage. S’appuyer sur l’intelligence collective.
    « Je crois beaucoup à l’intelligence collective et c’est com­plè­te­ment con d’être tout seul avec le film, ce que tu es la majorité du temps. »
  • En fin de montage, lorsqu’une certaine fatigue s’installe, la présence d’un spectateur/​une spectatrice peut permettre de se remobiliser.
  • Dans le rapport au réalisateur/​à la réa­li­sa­trice : la projection déplace le rapport binaire, de balance, qu’il y a dans une salle de montage. Intégrer un tiers permet d’aborder des aspects critiques sans faire reposer cette res­pon­sa­bi­lité uniquement sur le monteur/​la monteuse.
    « J’attends souvent la projection de travail qui viendra dire avec une autre bouche que la mienne des aspects critiques. Parce qu’en fait je serais celle qui détiendrait seule le savoir en face du réalisateur et c’est trop. Donc pour moi c’est un sas de protection de savoir qu’il va y avoir une projection de travail. »
    « Sur une fiction il m’est arrivé de précipiter des projections parce que le réalisateur refusait de monter, il refusait que les séquences bougent. »

Pour le réalisateur/​la réa­li­sa­trice

  • Cela peut lui permettre de comprendre le geste qu’il/elle est en train de faire, de l’asseoir, de l’extérioriser et également d’assumer certains choix.
  • Avoir ces premiers retours peut lui permettre de renforcer ses idées et ses intentions, de pouvoir mieux défendre son film et d’avoir moins de difficultés à recevoir des retours critiques à la sortie du film.

À qui montrer le film ?

Questions

  • Qui décide du nombre et du moment des projections de travail : le monteur/​la monteuse, le réalisateur/​la réa­li­sa­trice, la production, etc. ?
  • Qui marque le point final ?

Remarques

  • La bien­veillance et le respect sont indis­pen­sables : « Ce qui ne peut pas avoir sa place dans les séances de retour, c’est la mal­veillance. S’il y a de la mal­veillance, il n’y a rien à en retenir. »
  • Le monteur/​la monteuse doit savoir de quelle autorité” relève la personne qui intervient pour avoir la possibilité d’établir un dialogue avec elle.
    « Comment rester dans un rapport de travail au film et non dans des rapports de pouvoir ? Parfois, on a le sentiment qu’on passe un examen. »
  • Peut-​être ne pas faire venir quelqu’un par soi-​même, plutôt laisser la production ou le réalisateur/​la réa­li­sa­trice décider pour ne pas faire peser trop de res­pon­sa­bi­lité sur son dos.
    « Je ne prends jamais le risque de faire venir quelqu’un par moi-​même, je laisse ça au(x) producteur(s) et au réalisateur, parce que je n’ai pas envie de me retrouver dans des situations un peu compliquées, où la personne que j’ai invité va dire des bêtises ou ne va pas aimer le film et va le faire comprendre. »
  • Peut-​être ne pas inviter les membres de l’équipe ainsi que les acteurs et actrices qui connaissent le projet, donc peuvent être parasités par la mémoire du tournage et s’attacher à ce qui les concerne (bien que certains aient parfois le recul nécessaire).
  • Peut-​être ne pas faire venir d’autres réa­li­sa­teurs qui peuvent avoir tendance à voir le film qu’ils feraient plutôt que d’être ouverts et attentifs à celui qu’ils ont sous les yeux.

L’intérêt de le montrer à des monteurs/​monteuses

  • Ils savent ce qui est éprouvé phy­si­que­ment et intel­lec­tuel­le­ment par l’équipe de montage, sont attentifs à ce qu’il faut dire ou ne pas dire et à la meilleure manière de faire entendre/​comprendre une idée ou une remarque.
  • Ils peuvent aller à l’essentiel sur leur ressenti en étant capables d’analyser leurs sensations mais aussi la dramaturgie d’un film, sa structure, etc., donc de mettre une forme de distance entre ce qu’ils ressentent, ce qu’ils comprennent et pourquoi.
  • Ils rela­ti­visent plus facilement certains problèmes (techniques, narratifs, etc.) en étant conscients de la façon dont le processus de montage fera bouger et évoluer les choses. Ce qui peut apparaître comme un problème à un instant T ne le sera plus quelques jours plus tard parce que tout ce qui l’entoure aura été retravaillé.
  • Ils savent ne pas imposer des solutions mais formuler des questions, identifier des problèmes en laissant ouvert le travail pour y remédier.
  • Ils savent s’adapter à différentes étapes de travail en étant conscients de ce qui a été fait et de ce qui reste à faire dans le processus de montage. Ils sont plus à l’aise pour voir et analyser un montage « en chantier ».
    « Payés ou pas, les meilleurs spectateurs ce sont les monteurs. Ce sont ceux qui sont capables de faire la différence, de ne pas forcément imposer des solutions. Quand les gens font un retour, ils peuvent évoquer un problème mais en fait le monteur/​la monteuse sait que le problème est souvent juste avant ou juste après le passage qui semble poser problème ; il faut toujours relativiser ce qui se dit. »

Remarques

  • Même monteur/​monteuse, on peut ne pas être sensible à un film et donc ne pas être la bonne personne pour donner un avis.
  • Montrer le film à un monteur/​une monteuse peut avoir de l’intérêt lors des premiers visionnages. Ensuite, il faut que le film soit vu par des spectateurs non-​monteurs pour que les retours soient moins analytiques.

L’intérêt de le montrer à un public hétéroclite et non aguerri au montage

Les retours sont variés et sensibles.

Inconvénient : La diversité des regards peut-​être difficile à prendre en compte et à gérer, pendant et après la projection. Elle peut aussi être contre-​productive.

Autre sujet : le « consulting » (la consul­ta­tion)

L’enjeu : bien identifier les raisons pour lesquelles une consul­ta­tion est proposée.

Les intérêts pour le monteur/​la monteuse

  • Être moins seul·e dans la question du montage, d’autant plus dans les dernières étapes qui induisent plus de fatigue et moins de recul.
    « Plus jeune monteuse, j’aurais apprécié à certains moments de ma vie pro­fes­sion­nelle qui ont été difficiles, d’avoir quelqu’un en qui j’ai confiance, qui ait plus d’expérience que moi et dont j’aime le travail, qui vienne deux ou trois fois m’épauler. »
  • L’intervenant·e est réellement impliqué·e dans le projet.
  • Cela peut permettre d’avoir un retour approfondi et pro­fes­sion­nel sur son travail.
  • Modifie le rapport binaire entre monteur/​monteuse et réalisateur/​réalisatrice.
  • Cela peut rassurer les producteurs.

Les limites ?

  • Le problème de payer un·e consultant·e, c’est que la production peut vouloir se donner raison d’avoir fait cette proposition.
  • Comme n’importe quel intervenant externe, le consultant/​la consultante a sa sensibilité et un point de vue subjectif sur le montage, le dialogue peut donc être difficile, voire impossible.
  • On peut avoir le sentiment d’être dépossédé de son travail, ou avoir l’impression que la production cherche à nous remplacer et à nous mettre sur la touche. Il faut chercher à établir une col­la­bo­ra­tion sincère avec le ou la consultante pour être ouvert à son regard sans avoir le sentiment que quelqu’un vient faire le travail à notre place.

Questions

  • Combien de temps doit intervenir le consultant/​la consultante ?
  • Quid des inter­ve­nants non-​consultants, qui sont sollicités pour un visionnage mais ne sont pas rémunérés pour cela ?

Remarque

  • Les consultant·e·s doivent apparaître au générique de fin.

À quelle étape de travail montrer le film, donc quelle version ?

Remarques

  • Il n’y a pas de règles concernant l’étape de travail la plus appropriée pour montrer un film, cela reste pro­to­ty­pique. Cependant, la temporalité des retours de travail est fatidique pour le film, il faut donc trouver le bon moment.
  • Ne pas organiser une projection de travail le dernier jour pour avoir le temps de reprendre le montage si cela est nécessaire.

Quand montrer le film à la production ?

1. Le plus tôt possible et dans l’intégralité

Pourquoi ?

  • La production a payé pour que des séquences soient tournées, elle est donc légitime de les voir au moins une fois.
    « Personnellement j’essaie toujours de convaincre le réalisateur de montrer le film le plus tôt possible au producteur, en fait le premier montage. Et d’ailleurs souvent des réa­li­sa­teurs disent : Ah non, cette séquence on ne va pas la monter.” Moi je suis pour tout monter et tout montrer parce que le producteur a payé pour qu’une séquence soit tournée donc c’est normal qu’il l’a voit. »
  • Comme la production s’est aussi investie émo­tion­nel­le­ment, elle a besoin de tout voir pour pouvoir se détacher plus facilement de séquences ou scènes qui ne seront pas gardées.
  • Partir d’un visionnage de l’intégralité peut permettre au monteur/​à la monteuse de pouvoir soutenir plus facilement des partis pris quand ils sont déjà définis.

Inconvénients

  • La production peut être très désta­bi­li­sée face à un montage très peu abouti (l’ours par exemple).
    « Il y a deux cas de figure qui me sont arrivés récemment avec la même production : dans le premier cas, j’avais montré une version assez aboutie et on avait pris le parti assez radical de supprimer un jour et demi de tournage, donc de faire une vraie proposition. La production est tombée des nues, il a fallu remettre la partie en question. Et pour l’autre film, j’ai montré l’ours à la production et elle a été très désta­bi­li­sée parce qu’elle a trouvé ça très peu abouti et qu’elle n’avait pas l’habitude. »
  • Le manque d’aboutissement peut amener le réalisateur/​la réa­li­sa­trice et le monteur/​la monteuse à trop se justifier. Cela peut aussi amener des remises en question trop prématurées, avant que les choses n’aient vraiment été travaillées et consolidées.
  • Les retours seront peut-​être trop dans la sensation.

2. À mi-​chemin

C’est-à-dire une version pas trop aboutie, juste une proposition ancrée, avec tous les points narratifs et dra­ma­tur­giques installés.

Pourquoi ? Pour avoir du temps après.

3. Quand on est satisfait

Pourquoi ? Parce qu’il y a un lien de confiance suf­fi­sam­ment fort entre le monteur/​la monteuse et la production pour se le permettre.

Inconvénient : Il faut être en mesure de montrer les séquences qui ont été coupées si cela est demandé, donc se rappeler de toutes les versions de montage.

4. Quand on a une version la plus aboutie possible

Pourquoi ? Parce que la production pourra plus facilement apprécier le film et donc se faire un avis.

Inconvénient : La production peut être en désaccord avec des partis pris et demander une modi­fi­ca­tion et/​ou un retour en arrière drastique.

Quand montrer le film aux diffuseurs ?

Quand on a une version la plus aboutie possible.

Pourquoi ?

  • Parce qu’ils n’auront pas beaucoup de temps à nous accorder.
  • Parce qu’ils pourront plus facilement apprécier le film et donc se faire un avis.
    « Il faut montrer un film fini ou le plus abouti possible, qui a le plus de chance de leur plaire, parce que ce sont des gens qui voient beaucoup de films par an et s’il y a le moindre problème technique ils ne com­pren­dront pas, et ce ne sont pas du tout des gens patients. On a une chance de leur montrer et il faut la saisir. »

Dans quelles conditions le film doit-​il être montré ?

Remarques

  • Privilégier les retours directs, en face à face, plutôt que par écrit.
  • Être ensemble dans une même pièce pour ressentir les impressions des autres spectateurs et avoir soi-​même un regard modifié par la proximité physique avec d’autres personnes.
    « On vit toujours le film en fonction de la personne qui est présente dans la salle. »
    « En tant que monteur/​monteuse, lorsque l’on va inviter dans notre salle de montage des gens, on va beaucoup scruter leur réaction, la façon dont ils vont s’exprimer, les conjonc­tions de coor­di­na­tion dans leurs éloges ou leur détestation, leurs gestes, l’intonation. En fait on va regarder tous ces visionneurs comme on scrute nos rushs. On va chercher les intentions cachées, les non-​dits. »
    « J’ai beaucoup de mal avec des retours que je ne vis pas, que l’on me fait par écrit par exemple. J’ai besoin de vraiment voir chaque corps, chaque clignement d’œil et je m’en fiche presque de la solution de montage que l’on va me proposer. »
  • Pour les longs métrages à gros budget, il peut être judicieux de multiplier les lieux de visionnage et d’agrandir pro­gres­si­ve­ment la taille de l’écran. Par exemple : réaliser le premier visionnage en salle de montage, le deuxième dans une petite salle de cinéma ou un auditorium, et le troisième dans une grande salle de cinéma.
    « Quelque chose que j’ai appris en tant qu’assistante et que j’applique toujours : c’est qu’à chaque projection on agrandit un peu plus la taille de la projection. C’est très important parce que ton regard et le sens du rythme ne sont pas du tout les mêmes au Grand Action que devant ton petit écran. »

Les différents lieux de projection

La salle de montage

L’intimité de la salle de montage et le manque de place induisent un nombre de spectateurs limité, ce qui peut avoir son intérêt.

Changer de salle de montage pour changer d’écoute et de perception peut aussi être désta­bi­li­sant :
« Quand on change de lieu de projection, il y a des choses qui nous appa­raissent très différentes, au niveau du son notamment ; le son n’est plus le même. Du coup, nous qui connaissons le film par cœur, nous sommes désta­bi­li­sés et si nos propres perceptions sont changées, on ne sait plus distinguer ce qui ne fonctionne pas par rapport aux retours qui sont faits. »

L’auditorium

Certains studios de mixage et d’étalonnage proposent des auditoriums avec un format d’écran pertinent pour une projection de travail.

La salle de cinéma

Sur certains films, la projection de travail peut prendre la forme d’une projection-​test dans une grande salle de cinéma avec parfois plusieurs centaines de spectateurs/​spectatrices, choisis par le diffuseur et/​ou le dis­tri­bu­teur.

Il existe aussi des projections techniques à la suite desquelles le public est invité à remplir un ques­tion­naire. L’ensemble des documents est remis au monteur/​à la monteuse.

Ces projections peuvent ne pas avoir pour but d’amener des modi­fi­ca­tions de montage mais d’affiner la stratégie marketing et d’identifier le public cible pour la sortie du film.

« Les projections-​test sont souvent faites pour cibler un film commercial : à qui on va le vendre, est-​ce que ça fait rire, est-​ce que la comédie marche ou pas, etc. ? Pour savoir dans combien de salles on va le mettre. Mais quand les projections-​test sont organisées, le film est déjà plus ou moins terminé. »

Le problème des versions déma­té­ria­li­sées

Une monteuse a constaté deux situations plus fréquentes depuis la période de la Covid :

  • on lui demande d’envoyer le film monté par WeTransfer ;
  • les producteurs envoient la copie déma­té­ria­li­sée du film à un grand nombre de personnes pour être rassurés et demandent à la monteuse d’intégrer ces retours.

Or, cela pose plusieurs questions :

  • quelles sont les conditions de visionnage du spectateur/​de la spectatrice ? Ces conditions sont-​elles pertinentes tech­ni­que­ment et cohérentes par rapport au contexte de diffusion du film ? ;
  • de quelle autorité relèvent les retours qui sont faits ? ;
  • à quel moment ces retours arrivent-​ils par rapport à l’évolution du montage ? On peut se retrouver avec des retours inutiles portant sur des versions de montage obsolètes.

Conclusion : de fait, ces retours sont difficiles à prendre en compte. Il faut insister pour faire les projections en salle de montage ou en salle de cinéma.

Comment gérer le stress et rebondir après une projection de travail ?

La projection peut être un moment de désta­bi­li­sa­tion et de perte de confiance, pour le monteur/​la monteuse comme pour le réalisateur/​la réa­li­sa­trice.

« Il y a aussi le stress et l’inquiétude, les deux ou trois jours qui précèdent une projection. Une appré­hen­sion de ne pas avoir le temps de finir ce que l’on voulait faire mais aussi d’anticiper ce que les gens vont penser, alors qu’en fait ce qu’ils disent est toujours différent de ce que l’on a imaginé. Ça peut casser une dynamique de travail qui était assez sereine et ça peut aussi casser la confiance d’un réalisateur. »

« Quand on retourne en salle de montage avec plein de retours différents en tête, il faut faire le tri, interpréter et démêler les ressentis sur le film pour pouvoir avancer. »

Il est utile aussi de se rappeler les intentions fortes du film pour ne pas se laisser glisser vers un film qui ne serait pas celui que l’on souhaite faire.

« Il y a un aspect émotionnel inhérent au fait de montrer un travail en cours : ça peut être désta­bi­li­sant, fragilisant, surtout si les retours deviennent une position de pouvoir” et de vérité” sur le film. Mais c’est aussi une étape d’affirmation qui peut permettre de fonder ses choix, affirmer les partis pris et accélérer le travail en faisant ressortir la direction du film. »

« Quand on voit un film au cinéma, c’est rare de ne pas avoir quelque chose à dire et parfois je le rappelle au réalisateur/​à la réa­li­sa­trice pour l’aider à relativiser. Ne pas tout prendre pour argent comptant, parce que nous-​même quand on voit des films, c’est rare que l’on se dise qu’il n’y a rien à dire du début à la fin. »

« Je pense à deux projections avec des diffuseurs de télévision qui se sont toutes les deux très mal passées, alors que la réa­li­sa­trice, la production et moi étions très contents, donc on a été désta­bi­li­sés. Le plus dur a été de redonner confiance à la réa­li­sa­trice après ça. Ce que j’ai fait c’est que deux jours après j’ai organisé une nouvelle projection du film avec une monteuse. Elle a fait venir des gens qu’elle considère comme des amis. Ces personnes là ont trouvé le film formidable et donc ça a redonné confiance à la réa­li­sa­trice. »

« Comment retrouver la confiance ? Ça peut être de refaire une projection, mais il peut aussi arriver d’avoir un sentiment de vide et d’avoir juste besoin de prendre l’air, de ne pas retourner tout de suite en salle de montage. »

Merci à tous les par­ti­ci­pants qui ont partagé leurs conseils et leur expérience. 

Retranscription et synthèse réalisée par Camille L’Hermite, avec la contri­bu­tion de Camille Mouton.

[Article mis à jour le 6/​09/​2023 avec l’ajout d’un nota bene en tête de l’article.]